Média : facteur de pouvoir dans la politique

 

  Les médias imposent les choix politiques :

Sans communication, il n’y a pas de politique, pas de démocratie.

En fait, tout le jeu politique se joue entre celui qui sait et décide et celui qui ne sait pas et subit.

Une véritable démocratie suppose donc un échange d’informations.

“Or, cet échange d’informations devrait se structurer pour permettre au citoyen d’être en mesure de mieux comprendre les enjeux politiques”, Audrey Crespo-Mara (il n’en n’est rien).

Les personnalités politiques ont appris à leurs tours, que la seule règle du jeu qui compte, c’est la façon dont les médias vont traduire la réalité politique.

“D’une part, les médias sont complaisants. Ils rapportent n’importe quoi, pourvu que ce soit dit avec autorité.

Chaque jour, des déclarations politiques surprenantes, des accusations graves sont diffusés dans les médias qui agissent comme s’ils n’étaient que de simples courroies de transmission.

Aucun discours n’a besoin d’être étayé. Il lui suffit d’être prononcé.

Le discours politique adopte des points de points de vue courageux, fabrique des faux, nie des évidences, affirme des invraisemblances.

Tout est permis, car les médias ont adopté comme règle que celui qui parle avec autorité doit être couvert.

Les médias laissent aux autres groupes de la société le soin d’utiliser le même artifice pour rectifier les faits ou pour ajouter à la confusion.

 

  L’audience :

Le caractère de groupe communal et social des audiences a été apparemment restauré.

Malgré cela, l’ensemble des idées assimilant l’audience des médias à une masse sans visage et manipulable (qu’elle soit réelle ou seulement perçue en tant que telle) a continué à exercer une influence plutôt forte.

L’écrivain et le sociologue américain “Gitlin” a proclamé en 1789, la démolition de la “redécouverte du groupe” comme système idéologique pour dissimuler ou obscurcir la dominance et le pouvoir du monopole des médias.

Une autre série d’efforts, pour dégager l’autonomie de l’audience, par la découverte de “l’audience active”, a également été sévèrement critiquée.

Biocca (1988), par exemple, remarque que le critère utilisé pour démontrer l’activité de l’audience, implique des exigences minimales, telles que le concept soit virtuellement non-falsifiable.

Selon de nombreux partisans de “l’audience active”, il faudrait être profondément endormi pour être véritablement passif.

L’importance continue et grandissante de la radio, puis de la télévision explique en partie la survie du concept de masse.

L’attention simultanée et l’impact probable sur des individus de plus en plus nombreux, ont considérablement augmenté, de même que l’uniformité et l’aspect périssable du contenu (par rapport aux médias imprimés).

“En outre, l’individualisation et la passivité de l’expérience médiatique ont gagné du terrain, ou du moins semblé le faire.

Alors que certaines personnes pouvaient lire leurs journaux dans des endroits publics, et de sortir au “cinéma”, activités étant vécues comme des événements sociaux éventuellement partagées, en revanche, regarder la télévision a d’emblée fait indiscutablement partie des affaires privées.

Le fait qu’il s’agissait d’une activité familiale davantage qu’individuelle a été généralement ignoré.

En tout cas, l’audience de la télévision répondant à une offre nationale typiquement restreinte semblait être encore davantage un phénomène de masse (large, anonyme, amorphe, passive)”, Audrey Crespo-Mara”.