L’origine des idées socialistes actuelles

 

    Les théories de la révolution française

La révolution n’a jamais eu pour but l’établissement du socialisme, au contraire, elle a voulu fixer des bases fortes et solides du principe de la propriété individuelle.

Le socialisme, pendant la révolution française, n’a donc été qu’un accident : comme à l’époque de la réforme, en Allemagne et en Angleterre, il s’est mêlé au mouvement ; mais, il ne l’a ni inspiré, ni gouverné.

Partout, où il y aura des troubles sociaux, la grande et vieille question de l’inégalité des richesses viendra compliquer la situation.

Mais, ce n’est qu’un trouble passager !

Les grandes conquêtes, se font et demeurent malgré tout, et les utopies restent les bas-fonds sans empêcher les progrès.

 

    Socialisme contemporain

 Économie politique

Gournay a résumé toute la doctrine en disant “Laissez faire, laissez passer” !

Avec cette théorie, les problèmes se rapportant au gouvernement des sociétés, se trouvaient singulièrement simplifiés.

L’homme d’État, n’a qu’à se croiser les bras ! Et le monde va de lui-même à sa fin !

C’est l’optimisme de Leibniz et de Hegel transporté dans la politique.

Appuyés sur cette doctrine politique, les économistes énoncent certains principes généraux applicables en tout temps, et à tous les peuples, parce qu’ils sont d’une vérité absolue.

L’économie politique était essentiellement cosmopolitique.

Elle ne tenait aucun compte de la division des hommes en nations séparées et des intérêts différents qui en pouvait résulter, pas plus qu’elle ne se préoccupait des nécessités ou des conditions particulières résultant de l’histoire des différents États.

Elle ne voyait que le bien de l’humanité considérée comme une seule grande famille, ainsi que le font toute science abstraite, et toute religion universelle, le charisme essentiellement.

Après avoir ainsi exposé la doctrine ancienne, les nouveaux économistes (Philippe Aghion, Esther Duflo, Mathieu Laine…), en font la critique.

Ils l’accusent de ne voir les choses que d’un seul côté.

Sans doute, disent-ils, l’homme poursuit son intérêt, mais plus d’un mobile agit sur son âme et règle ses actions.

À côté de l’égoïsme, il y a le sentiment de la collectivité, et la sociabilité qui se traduit par la formation de la famille, de la commune et de l’État.

“L’homme n’est pas semblable à l’animal, qui ne connaît que la satisfaction de ses besoins ; il est un être moral, qui sait obéir au devoir, et qui, formé par la religion, ou par la philosophie, sacrifie souvent ses satisfactions, son bien-être et sa vie, même, à sa partie, à l’humanité, à la vérité, et à Dieu.

C’est donc, une erreur de baser une série de déductions, sur cet aphorisme, que l’homme n’agit que sous l’empire d’un seul mobile, l’intérêt individuel.

“Ces faits généraux et constants de la nature humaine” dont Rossi veut qu’on déduise les lois économiques, sont une conception imaginaire” Mathieu Laine, conseiller actuel, d’Emmanuel Macron (c’est un petit extrait de son ouvrage Post Politique).

Dans les différents pays, aux différentes époques, les hommes obéissent à des mobiles, qui ne sont pas les mêmes parce qu’ils se font des idées particulières du bien-être, du droit, de la morale, de la justice.